Tirer profit du système éducatif, une réalité moins évidente aujourd’hui. Les valeurs sociales ne sont pas (encore) à l’avantage du développement de l’Afrique. Dès lors, la révision des curricula s’impose.
Au moment où l’école est grippée, secouée par de nombreuses crises (à répétition), la question de la révision du curriculum se pose de façon accrue. Il y a des diplômés, dans des domaines divers. Au cœur de la problématique du développement. Et pourtant, la machine semble ne pas profiter de toute cette banque de ressources.
Le temps n’a (vraiment) rien changé en
matière d’éducation. Il suffit de regarder de près le système pour s’en rendre
compte : aller à l’école, avoir des diplômes et (à défaut de créer un business)
chercher un job ; les cours devant le prof, la pause, les compositions et (pour
finir) les vacances. Les apprenants, hier comme aujourd’hui, sont donc sous
pression et conditionnés, par des gens qui, en réalité, n’ont toujours pas
compris que les mentalités ont évolué. Le potentiel des enfants aussi. Et que,
par exemple, même si les maths sont importantes, il en est tout de même
(aujourd’hui) pour la danse ou la cuisine.
Face à ce fossé, élaborer un
curriculum constitue une œuvre originale. Cela exige une restructuration des
schémas de pensée et d’action. Pour libérer les ressources et persuader les
acteurs du bien-fondé d’un (nouveau) curriculum. Qu’il soit formel, implanté,
maîtrisé ou même latent. Entamons (enfin) le débat…
DU CHANGEMENT
Le curriculum est perçu comme un
produit à la fois éducatif, politique et social, cultivé par les institutions
et les acteurs, à l’intérieur à l’extérieur du système éducatif.
Des spécialistes tentent de répondre
aux questions pédagogiques, systémiques, épistémologiques, d’équité et de sens,
qui sont explicitement (ou non) posées. En s’appuyant sur le fait que les
compétences locales pourraient (enfin) contribuer, de manière optimale, à l’émergence
économique africaine. Par sa culture et son identité.
Un ensemble de valeurs jugées
positives (ou contraires) qui affecteraient directement (ou non) le
fonctionnement du système de formation technique et professionnelle. C’est préparer
les apprenants aux réalités du 21e siècle, en les aidant à tirer
profit des progrès dans le domaine de l’éducation. Avec des résultats éducatifs
pertinents et efficaces.
Aussi, pour aider les apprenants à
développer les compétences utiles, maintenant et après.
Enfin, de façon que les apprenants
soient libres de suivre certaines formations, alors qu’elles ne leur permettent
pas d’obtenir un emploi ou qu’elles ne correspondent pas aux métiers qu’ils
imaginent exercer.
La volonté des spécialistes bute
(parfois) avec les réalités du terrain. Les acteurs du système tendent
généralement à revenir aux anciennes pratiques.
DU DÉVELOPPEMENT
Le système éducatif est confronté à
des défis engendrés par le marché mondial et l’économie de la connaissance (de
la formation, en particulier). Cela signifie que des initiatives (et des activités)
soient mises en œuvre de façon efficace et que les résultats soient mesurés,
selon un agenda fiable et approprié (aux contraintes locales).
La promotion et le soutien à
l’excellence ainsi qu’à l’équité participeraient à l’amélioration de la qualité
de la formation, tout au long du processus de réforme curriculaire. Une
formidable opportunité pour les acteurs afin de renforcer le développement de l’offre
éducative, en tenant compte de la diversité des profils, des attentes et des
besoins de toutes les parties prenantes.
Les législations (en vigueur) doivent
agir en tant que contraintes sur le curriculum, qui répond au processus suivant
: (1) formuler le curriculum de sorte à garantir les résultats lors de la
formation ; (2) (ré)orienter les pratiques d’enseignement et d’apprentissage ; (3)
concevoir les outils de base sur lesquels les apprenants vont mieux travailler
; (4) enseigner les matières essentielles, en intervenant dès la petite enfance
; (5) donner de l’autonomie à l’école et un meilleur accès à la formation
continue ; (6) intensifier les réformes de la formation technique et
professionnelle ; (7) consolider et rationaliser l’enseignement supérieur.
En adoptant ces (bonnes) stratégies,
pratiques et normes internationales, notre système éducatif pourrait participer
au développement économique et social du continent. La révision des curricula
est donc attendue.
La rédaction