Se retirer n’est pas un signe de faiblesse
C’est au
contraire une décision lucide, qui permet de préserver son honneur, sa dignité
et ses forces.
Cela offre
aussi la possibilité de revenir plus tard, mieux préparé et avec un regard
renouvelé.
Bien sûr, il
ne s’agit pas d’abandonner dès la première difficulté, mais d’admettre, après
de multiples efforts infructueux ou face à des circonstances imprévues, que
l’objectif fixé n’est plus réaliste.
Cette sagesse s’applique particulièrement aux relations humaines
Dans une
relation qui s’étiole, s’accrocher coûte que coûte, ne fait souvent qu’aggraver
les blessures.
Se retirer
dignement demande une grande force intérieure, mais permet de protéger ses
dernières ressources pour reconstruire et avancer autrement.
Le retrait
n’est pas une fuite : c’est une façon de reprendre le contrôle d’une situation
qui semblait nous échapper. Il transforme la défaite en apprentissage, limite
les dégâts et ouvre un espace de reconstruction.
Ceux que
nous admirons ont tous connu des revers. Leur grandeur vient de leur capacité à
en limiter l’impact et à se retirer au moment juste, pour mieux se relever par
la suite.
Avec le
temps et la distance, ce qui semble aujourd’hui un échec peut devenir une
décision sage, source de maturité et de résilience.
Se retirer
dignement, c’est choisir d’orienter le cours des choses au lieu de les subir,
et refuser de se laisser détruire par une situation incontrôlable.
En fin de
compte, la vraie force ne consiste pas à gagner toutes les batailles, mais à
reconnaître celles qu’il faut abandonner pour mieux préparer les victoires de
demain.
Gilles Atayi
Directeur
Associé de G&A Africa Consulting
Fondateur de
l’initiative Afrique Consciente