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Mois de pénitence

Ramadan : accueil et parenthèse de piété

Ramadan : accueil et parenthèse de piété © Esprit Magazine

« Musulmans saisonniers, musulmans du Ramadan » et les clichés, furent-ils raisonnés ou édulcorés fusent de toute part, tant ces fidèles ainsi catégorisés, n’apparaissent sous les radars des œuvres religieuses et communautaires que pendant cette moisson spirituelle.

Le Ramadan, l’exigence d’un pilier majeur de l’Islam réduit à la sphère d’une simple virgule et d’une apostrophe de communion spirituelle.

Vous êtes ainsi foudroyés par les questions : « mam, Houstaz, Mouhalim, le Ramadan arrive, est-ce que je peux momentanément me séparer de ma copine ? Est-ce que je peux rompre mon jeûne avec la nourriture proposée par ma concubine ? Est-ce que je peux utiliser les effets de prières offerts par mon copain pour ma prière ?»

Dieu n’aurait donc droit au trône de son adoration exclusive que pendant le Ramadan ? D’où vient cette force incroyable de renonciation pendant ce seul mois, alors que les autres semblent être dédiés à la foire de la désobéissance à la parole divine ? Y a-t-il un préalable à observer pour parvenir à garder ce cap de la constance dans l’effort et le cheminement spirituel ?

L'ÉCOLE DE PIÉTÉ QUI OUVRE LA VOIE À LA CONSTANCE DE LA FOI


« Oh les croyants ! On vous a prescrit as-Siyam (jeûne du Ramadan) comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété » S2 V183.

Quatrième pilier de l’Islam, le jeûne du mois béni de Ramadan regorge d’une mine d’or de spiritualité et de sagesse incommensurable. Le Ramadan se présente, non comme le seul mois de l’obéissance à la divinité, mais comme une parenthèse exceptionnelle de provision à outrance, où l’opportunité est offerte au croyant de renflouer la banque de ses bonnes actions.

Une parenthèse sensée ouvrir de nouveaux chapitres plantureux de foi lumineuse et qui ne doit se refermer pour redonner au croyant, un libre cours à la désobéissance.

Bien évidemment, le Ramadan nécessite une préparation préalable qui prend en compte à la fois l’aspect physique, matériel et spirituel. Le corps, l’âme et le cœur sont mis à l’exercice pendant les quinze premiers jours du mois qui précède le Ramadan (Chaabanne, 8e mois du calendrier lunaire). Il est dans la pratique prophétique d’observer le jeûne pendant ces jours et de s’abstenir de le faire sur les 15 autres à venir afin de préparer le corps et lui permettre de reprendre de belles forces pour affronter le Ramadan. Naturellement, pendant ces 15 jours restants, les musulmans ayant des crédits du jeûne obligatoire des années passées doivent continuer à les rembourser et ceux ayant pris l’engagement explicite devant le Seigneur d’observer les jeûnes surérogatoires des lundi et jeudi peuvent aussi continuer de s’en acquitter. L’exemption du jeûne ne concerne que les cas de maladie chronique, de folie ou de vieillesse avancée. L’incapacité chronique de jeûner nécessite ainsi une compensation qui consiste à nourrir un pauvre pour chaque jour de jeûne.

Ces moments de saine privation avant le Ramadan permettent également de mieux prédisposer le cœur à recevoir la lumière exceptionnelle du Ramadan. Le jeûne de ce mois ouvre lui-même la porte à une kyrielle de faveurs divines. On retient pour preuve selon un hadith mis en évidence par les imams Al Boukhari et Moslim (raa) que « Lorsque le mois de Ramadan commence, les portes du paradis s’ouvrent, celles de l’enfer se referment et les démons sont enchaînés. »

Tous les obstacles endogènes sont levés par le jeûne d’avant Ramadan par la prédisposition du cœur, mais aussi ceux exogènes pour faciliter l’adoration exclusive du Seigneur pendant ce mois béni. Les voyants étant ainsi au vert, un appel est sans cesse lancé au pécheur chaque jour du Ramadan : « Que ceux qui accomplissent le bien continuent et que ceux qui accomplissent le mal cessent ». Ceci est la condition sine qua none pour bénéficier de la Miséricorde divine, en sus de l’exigence du pardon que chaque musulman doit accorder à autrui avant le Ramadan, car on ne fera Miséricorde qu’à celui qui pardonne et qui ne rompt pas ses liens de parenté ou de fraternité.

« Que ceux qui accomplissent le mal cessent ». C’est peut-être cet aspect qui met tant de personnes en branle et qui veulent immédiatement sortir des situations troubles dans lesquelles elles vivent, afin de profiter au mieux du Ramadan. Mais il faut rappeler à ceux qui agissent ainsi, que la foi n’est pas une simple parenthèse et le Dieu du Ramadan est sans nul doute, le Dieu des onze autres mois de l’année. L’objectif de la piété recherché par le Ramadan, s’il est atteint, doit ouvrir définitivement la porte à une obéissance ferme, continuelle, constante et éternelle du croyant.

La piété ici recherchée par le jeûne, suppose l’obéissance permanente, l’intimité et la communion de manière constante avec le Seigneur. Elle modèle la pratique du croyant sincère dans le sens de la quête permanente de l’excellence dans la proximité. Une sorte de présence consciente permanente de Dieu qui prédispose en toute circonstance, le fidèle pieux à adorer son Seigneur comme s’il Le voyait, convaincu de son Omniscience et son Omnipotence. « Adore Allah comme si tu le voyais et si tu ne le vois pas certes Lui te vois », a ainsi dit le Messager d’ALLAH saw.

Cette conscience de la présence permanente de Dieu n’est pas que passagère et ne met pas le péché en veilleuse pour le ressusciter plus tard.

LE PRÉALABLE À UN RAMADAN QUI SUBSISTE À SA PROPRE PARENTHÈSE

 

‘‘Qui veut effectuer un voyage merveilleux, s’offre une monture solide’’. Au risque de faire du Ramadan, une simple privation sans élévation, une abstinence ordinaire sans communion intime ou une foire gastronomique quelconque, le fidèle musulman est tenu d’aborder ce mois sous le prisme de l’engagement d’un repentir sincère et d’une volonté indéboulonnable d’ouvrir désormais, non un simple chapitre de spiritualité, mais tout un cahier de vie qui impactera désormais ses jours jusqu’à son rappel au Créateur.

Le Ramadan n’a pour leitmotiv que d’apporter une lumière de plus à celle existante. Il n’est pas une rupture, mais une continuité du pacte d’adoration sincère qui lie le serviteur à Son Créateur.

Voilà pourquoi les pieux prédécesseurs étaient dans la joie débordante à l’approche du Ramadan. Quelle est donc la valeur du jeûne du ruseur, de celui qui observe juste une petite pose, pour remettre à jour le disque de la désobéissance au Seigneur, après un mois aussi importantissime ? L’onction et la lumière divine n’envahissent le tréfonds de l’être que lorsqu’il consent et dispose son cœur et son âme à vivre sans tricherie ou lassitude, dans l’obéissance et la sincérité avec Son Seigneur.

D’ailleurs, DIEU et ses Anges désapprouvent ces pratiques de piété en dents de scie, lorsque le fidèle refuse de se détacher définitivement de ses péchés. Et au Messager saw de l’exprimer à travers une caricature : ‘‘Les Anges s’étonnent de ce voyageur au coeur du désert, laminé par la faim, la fatigue, qui lève les mains vers Dieu pour implorer Son Secours pendant que les habits qu’ils portent sont issus des gains illicites, la boisson et la nourriture qu’il consomme relèvent de l’illicite’’.

L’une des conditions indispensables du repentir est la sincérité qui suppose la fermeté de l’engagement à ne plus commettre le péché pour lequel le fidèle implore la Miséricorde divine. L’illumination de l’âme pècheresse vient de la volonté résolue du croyant à ne plus replonger dans les égouts du péché. Ce qui suppose que la meilleure formule pour tout musulman avant le Ramadan, est la renonciation totale et définitive au péché. Il ne sera plus question de dire : « Est-ce que je peux me séparer momentanément avec mon concubin, arrêter de manger la nourriture de ma copine », mais de prendre une résolution ferme et définitive d’y mettre fin à jamais et de profiter de ce Ramadan pour purifier et embellir son âme. Le jeûne, la prière, les œuvres de piété qu’il observera viendront fortifier sa foi et l’aider à résister désormais à la tentation et au péché.

D’ailleurs, la constance et la persévérance dans l’œuvre de bienfaisance sera le signe de l’exaucement de son Ramadan. Ceux qui au soir du Ramadan, prennent les boîtes de nuit en otage, font couler l’alcool ou prennent les hôtels à partie pour célébrer l’adultère et la fornication se seront simplement affamés, sans avoir su profiter des merveilles spirituelles de ce mois exceptionnel, mois de purification de l’âme, mois d’élévation et d’élection au Paradis.

Le Ramadan, on le voit, vise par-delà tout, à porter le flambeau de la foi sur l’arbre verdoyant de l’intimité profonde avec le Seigneur. Il n’a de mission que la recherche de la fortification de cette flamme de la présence divine dans le cœur du croyant.

Mais comment cultiver cette conscience intime de Dieu, cette piété, si nous ne sommes pas prêts à jeûner avec une intention sincère de renonciation à nos péchés ? Si nous n'avons pas conscience, que ce Ramadan, tout en pouvant être le dernier de notre vie, nous donne, certainement, la dernière chance de nous rapprocher d'ALLAH et de mériter Son Agrément ?

C'est cela, le sens véritable de la "djihad intime", à savoir, la lutte contre ses passions pour en arriver à un niveau de transcendance et de maîtrise de ses pulsions et ses désirs concupiscents. Et c'est à cela que sert le mois béni de Ramadan.

Une opportunité de renaissance, un nouveau départ et bond qualitatif, qui exige une volonté sincère et résolue de renonciation à ses péchés. Le Ramadan n’est pas qu’une simple parenthèse, ce qui serait une apostrophe à notre foi, mais il ouvre la voie à un cheminement spirituel dynamique, permanent et éternel.

 

El Hadj Diabaté Fousséni (journaliste-écrivain)

 

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