Abandonner un poste de fonctionnaire pour embrasser l’incertitude du monde artistique : un pari risqué que Jizréel Diabaté a pourtant relevé avec audace.
Ancien enseignant d’histoire-géographie en Côte d’Ivoire, il a écouté l’appel de sa passion pour la peinture, au prix d’un conflit familial. « Mon père n’a pas digéré pendant un an, » confie-t-il. Aujourd’hui, cet artiste inspiré par la Bible et les valeurs spirituelles vit pleinement de son art et compte son père parmi ses premiers soutiens.
Son travail, qu’il qualifie d’« œuvre divine », s’articule autour de la représentation de l’invisible sur des supports physiques. La harpe, récurrente dans ses tableaux, est selon lui « un instrument divin », porteur de messages prophétiques.
En
cinq ans de carrière, Jizréel Diabaté a participé à de nombreuses expositions,
dont une au Cameroun en 2024 où il a représenté la Côte d’Ivoire en digital
painting. Aujourd’hui, Jizréel vit exclusivement de son art, bien qu’il admette
que « le début n’a pas été facile ».
Convaincu
que le talent est une voie de subsistance, le jeune peintre encourage les
jeunes artistes à suivre leur passion sans craindre les idées reçues. « Il
faut avoir l’audace », affirme l’ancien prof d’histoire-géo.
Dans
cinq ans, il se voit à la tête d’une galerie d’art chrétienne et aspire à
former une nouvelle génération d’artistes porteurs des mêmes valeurs
spirituelles que lui.
En
attendant, Jizréel Diabaté est en exposition du vendredi 21 mars au dimanche 25
avril 2025 à la galerie Tetchi. Le thème de cette exposition est « Cantiques
et Orales ».
Richard
Konan