Effet de mode, envie de paraître ou volonté d’inspirer et de soutenir ? Chacun y va selon ses motivations. Coach, les raisons d’un phénomène.
C’est bien plus qu’une évidence. Internet et les réseaux sociaux ont développé et dupliqué des « vocations ». Phénomène de mode, les coaches, qu’ils soient matrimoniaux ou de simples motivateurs, foisonnent sur la toile. Facebook, Tik Tok ou encore WhatsApp sont les aires de chasse de ces « coaches ». Tout y passe.
Conseils
matrimoniaux, développement humain, coaches en entrepreneuriat…et même en art de
faire l’amour. La pudeur ? Pas à l’ordre du jour chez cette dernière catégorie
citée de coaches.
Ont-ils reçu
une formation ? Non. Un partage d’expérience ? Peut-être. De l’imagination ? Certainement.
« Il y’a en effet, depuis un certain temps une panoplie de personnes se faisant
appeler coaches et qui pourtant n’ont aucune expérience dans leur domaine ou de
formation professionnelle », s’étonne Hélène Koffi, coache de vie matrimoniale
et responsable d’une ONG.
Une opinion
presque confirmée par Sonia Kouadio. « À vrai dire, je me suis mise à poster des
vidéos et des textes sur Facebook, d’abord pour me faire connaître. Des amies
m’avaient dit que j’avais de belles idées et que ce serait bien que je sois
présente sur les réseaux sociaux. Depuis c’est ce que je fais et j’ai de
nombreux followers aujourd’hui », confie-t-elle.
Conséquences
pour certains : « personnellement ces personnes qui se font appeler coaches ne
m’intéressent pas parce qu’elles ne font que répéter les règles de la société
et de la morale. En plus, leur impact sur la société est négligeable. Le nombre
de divorces a augmenté. Le chômage continue, les entreprises se créent et
ferment comme d’habitude. Elles ne font que s’enrichir sur le dos des influencés
et des coachés », explique le juriste Marc Kouakou.
Pour
beaucoup de ces coaches en effet, très peu ont une activité professionnelle.
Pour certains d’entre eux, le costume de coach n’est pas seulement une quête de
visibilité, c’est également un job à plein temps. Une activité génératrice de
revenus.
Selon coach
Hamond Chic, ivoirienne résident à Paris en France, le direct sur Facebook est payant
en fonction du nombre de vues. En outre, les consultations individuelles sont
estimées entre 200 et 500 euros, selon elle. Les coaches tout comme les
influenceurs ‘’vivent’’ de l’intérêt que leur accorde les internautes.
Suivis par de
nombreuses personnes, ils bénéficient par conséquent de l’intérêt d’entreprises
commerciales ou d’institutions internationales, mais pour beaucoup, leur impact
restent demeurent mineur sur la vie des populations et restent confiné dans le
bloc de buzz et de distraction.
La rédaction