Grâce à l’intervention de la Police sanitaire, ces actions ont été déployées sur l’ensemble du territoire national afin d’assainir ce secteur et de protéger les populations des risques sanitaires.
Après trois
années d’interventions régulières, les résultats révèlent l’ampleur du
phénomène. Au total, 1 119 structures sanitaires privées ont été inspectées et
contrôlées. Parmi elles, 455 établissements ont été fermés pour non-respect des
réglementations en vigueur.
Ces
opérations ont également permis la saisie de 14,5 tonnes de médicaments
contrefaits ou de qualité inférieure ainsi que l’arrestation de 74 personnes
mises à disposition de la justice pour exercice illégal de la médecine et
infractions connexes.
Les
autorités sanitaires précisent que cette phase répressive a été précédée d’une
campagne importante de sensibilisation visant à informer les acteurs du secteur
privé sur les obligations légales avant toute application des sanctions,
adoptant ainsi une démarche progressive combinant prévention et répression.
Les
contrôles ont couvert plusieurs aspects clés, tels que la possession d’autorisations
d’exercice valides, la conformité des activités réalisées, le respect des
cahiers des charges en fonction du niveau d’intervention, la qualification du
personnel, ainsi que l’état sanitaire des locaux et équipements.
La gestion
du linge médical et des déchets biomédicaux a également été examinée
attentivement. Par ailleurs, la qualité des médicaments et leurs circuits
d’approvisionnement ont fait l’objet d’une vigilance particulière.
Cette
opération majeure menée par le ministère de la Santé souligne son engagement à
lutter contre les pratiques frauduleuses pouvant compromettre la santé
publique. Le ministère appelle les promoteurs et responsables des
établissements sanitaires privés à respecter rigoureusement les réglementations
en vigueur, rappelant que ce respect est essentiel pour assurer des soins sûrs
et de qualité aux populations.
Richard Konan
avec sercom