L'ambition est claire : 60 exposants, 3 000 visiteurs attendus, 15 pays représentés et 15 conférences-panels. Un format qui positionne d'emblée le SIRA comme un événement de référence sur le continent.
« Le SIRA
vise à devenir une plateforme essentielle pour favoriser les rencontres, les
échanges et la collaboration entre les acteurs impliqués dans la gestion
durable des déchets et la promotion de l'économie circulaire en Afrique », a
déclaré Goundeke Didier, commissaire général du salon.
Il a insisté
sur l'urgence d'agir face à l'urbanisation rapide du continent et à la
croissance exponentielle de la production de déchets : « Le recyclage et
l'économie circulaire représentent des solutions concrètes pour diminuer la
pollution, préserver les ressources naturelles et générer de nouvelles
opportunités économiques. »
Le salon
cible un public de décideurs et de professionnels : ministères en charge de
l'environnement et de l'industrie, collectivités territoriales, organisations
internationales, ambassades, ainsi qu'entreprises et industries du secteur du
recyclage. Une configuration qui favorise les synergies entre acteurs publics
et privés, au cœur même de la vocation du SIRA.
Sous le
thème « Innovation, inclusion et économie circulaire : l'Afrique se recycle »,
le programme s'articulera autour de conférences inaugurales, de panels
d'experts sur les opportunités d'investissement et les emplois verts,
d'ateliers techniques sur la valorisation des déchets plastiques, organiques et
électroniques, et de présentations de startups écologiques.
Pour Dr
Kouadio Arsène, président de la commission scientifique, l'événement représente
« une belle opportunité pour tous les chercheurs, les praticiens et les
amoureux de la transformation des déchets en Afrique et dans le monde. »
La Direction
générale de la décentralisation et du développement local (DGDDL), représentée
par Saih Evariste, a confirmé son soutien institutionnel à cette initiative
qu'elle juge « pertinente et innovante ».
En associant
pays africains et partenaires européens, dont la France et la Belgique, le SIRA
2026 se veut un laboratoire d'idées et de solutions concrètes, capable de
transformer un défi environnemental majeur en une véritable opportunité de
développement pour le continent.
Richard Konan