Les effets du changement climatique sont fortement perceptibles : sécheresses, inondations, insécurité alimentaire. À cela s’ajoutent les impacts sociaux, migrations climatiques, pression sur les villes et la dépendance économique à des secteurs sensibles comme l’agriculture et les ressources naturelles.
Les crises climatiques nous rappellent une vérité crue : ce que nous ne protégeons pas finit par s’effondrer. Mais elles nous rappellent aussi autre chose : c’est souvent dans la fracture que surgit la force. C’est là que commence la puissance intérieure africaine.
Devant cette
réalité, les startups vertes africaines ont décidé de ne pas être spectatrices.
Des femmes et des communautés rurales inventent des solutions locales. De jeunes
ingénieurs conçoivent des technologies solaires adaptées aux villages isolés.
Et sur le plan politique, un leadership plus assumé a permis à l’Afrique de
parler d’une seule voix lors des grands rendez-vous comme la COP 30.
La puissance
africaine n’est pas dans ses chiffres, mais dans sa capacité à transformer
l’urgence en créativité. Elle s’exprime dans un modèle de résilience
communautaire, dans une biodiversité unique indispensable à l’équilibre mondial,
dans un laboratoire d’innovations low-cost et durables, mais aussi dans une
vision spirituelle du rapport à la nature.
L’Afrique ne
se définit plus seulement par ce qu’elle subit, mais aussi par ce qu’elle
inspire
Face au
changement climatique, l’Afrique avance avec ses blessures, mais aussi avec son
courage. Elle ne cherche ni la pitié ni l’excuse : elle cherche la place qui
lui revient dans le récit mondial. Car sa vulnérabilité n’est pas un aveu de faiblesse,
mais un rappel de sa capacité à se relever.
La véritable
puissance africaine n’est pas extérieure : elle est intérieure. Elle se trouve
dans la jeunesse qui invente, dans les femmes qui tiennent les communautés
debout, dans les traditions qui enseignent la connexion au vivant, dans
l’espoir qui refuse de mourir.
La COP 30
marque un tournant majeur : l’Afrique y affirme désormais sa capacité à
proposer des solutions, portée par une vision constructive.
Et peut-être
que la plus grande leçon que le continent offre au monde est celle-ci : quand
tout vacille, la force ne vient pas des ressources que l’on possède, mais de la
lumière que l’on porte en soi.
Richard Konan