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Éducation

Système éducatif : la porte de sortie

Système éducatif : la porte de sortie © Esprit Magazine

Presque chaque jour en classe. En sécurité, sans prise de tête et avec de quoi suivre correctement les cours. Vient après, l’attente des résultats. Quand ils sont excellents, l’on jubile. Vive l’école !

Bonne nouvelle ! Les taux de scolarisation et d’alphabétisation sont en croissance en Afrique. Les objectifs de l’accès universel à l’éducation de base pourraient être atteints si la dynamique se poursuit sur le continent, selon des rapports de la Banque mondiale et de l’Unicef.

Les enfants vont de plus en plus à l’école. Alors, imaginons ensemble que leurs dates de composition et les vacances soient respectées. Avec moins (ou pas du tout) de grèves et de revendications.

L’ÉCOSYSTÈME

 

Sur le continent, ce rêve n’est vécu au quotidien que par les enfants issus de familles aisées.

Pourtant, rien ne devrait être comme avant. À l’évidence, si. Mais pas dans ce secteur fragile. Privatisé, semble-t-il, et où chacun garde par devers lui la solution miracle. Pendant ce temps, « les états généraux de l’école attendent ministères, organismes, syndicats et associations », nous confie Daniel ADDEH (Membre de la société civile togolaise, 47 ans).

Le système a changé, paraît-il. Il a amélioré son modèle, pour une génération high-tech (visiblement) plus douée. Pas l’environnement. « L’apprenant est avec le maître. Devant ce tableau noir », nous explique Fabrice M’BO (Responsable d’association de parents d’élève Gabonais, 51 ans).

Là-bas, les enseignants dictent encore les formules de Thalès et de Pythagore, à « bicher » pour les « nuls ». Ils récoltent ainsi les bénédictions de Magellan, de Vasco de Gama ou de Christophe Colomb. À contrario, les génies en herbe se contentent des protections de Sékou Touré, de Kaya Magan Cissé ou de la Reine Abla Pokou. Les (faits et personnages) contemporains, quant à eux, ont été envoyés aux calendes grecques, pour être dans le curriculum.

LE CONTRASTE

Un écosystème à double visage. D’un côté les écoles occidentales. De l’autre, les africaines. Sur un même terrain mais avec des réalités variées.

La première, oxygénée, millimétrée et sécurisée. Elle est réglée sur une pendule internationale. Avec des enseignements et des diplômés certifiés. Ces locataires se savent déjà dans des écoles d’excellence.

La seconde, asphyxiée, incertaine et encadrée par des bistrots. On ne sait jamais quand finit l’année et quand elle reprend. Les vacances scolaires changent de bail, selon le contexte. « C’est une école sans calvitie, maigre et qui tâtonne. La formation n’est pas en adéquation avec le marché de l’emploi », assure Ibrahim Douka (Ingénieur BTP nigérien, 49 ans). Pour leur curriculum, les meilleurs reçoivent des prix d’excellence et des bourses (ou prises en charge) pour poursuivre les études supérieures à l’international.

Il serait prétentieux d’affirmer avoir le remède aux maux qui minent le système éducatif. Dans les grandes villes où sont concentrés les intellectuels, le français n’aurait pas pu concilier les positions des protagonistes. Dans les hameaux reculés, les dépositaires des langues africaines rimeraient à la gratuité, à eux servi par le politique.

LES RÉFORMES

En avant la gratuité. Et pourtant, le sort des parents se jouent à la poche. Le destin de leurs enfants aussi. « De nombreux enfants ont abandonné les études parce que leurs proches ne pouvaient pas faire face aux cotisations imposées », révèle Kady Sagno, conseillère économique guinéenne, 39 ans.

Sur ce chemin, des filles (très jeunes) tombent enceintes sans que, forcément, les auteurs ne soient sanctionnés. Si la promotion du genre est à l’ordre du jour, elle relève plus d’un concept que d’un plan d’action véritable.

Au nom de la réforme, la perte de valeurs a non seulement fait perdre à l’enseignant son autorité, mais la facilité a gangréné le système.

« L’objectif, selon les postulats de la formation, consiste à faire en sorte que le taux d’échec soit (si possible) nul jusqu’au supérieur », se désole de constater Salimatou Layadi, spécialiste marocaine des questions de développement, 59 ans. À qui profite vraiment le système ?

LA RESPONSABILITÉ

 

Ne serait-ce pas judicieux de pratiquer la fermeté dans ce secteur sous perfusion ?

Les infrastructures ne répondent pas à la forte demande. Dans certains pays, il n’y a pas d’école dans des zones. C’est là qu’apparaît la nécessité de la formation en ligne. Hélas, les moyens manquent pour asseoir le plateau technique. Lorsqu’il y en existe (des classes, des bancs, des toilettes), sous d’autres lieux, ce sont de véritables capharnaüms avec parfois un déficit d’enseignants. « Cela fait l’affaire de ces écoles « boutiques » qui poussent comme des champignons, à tous les étages. Dans des classes pléthoriques.

Pourvu que l’élève soit sur un banc, ça roule », dénonce Justin Kouadio, agent ivoirien de santé, 37 ans.

Une fois les portes de la formation refermées, ces étudiants (plus littéraires que praticiens) s’essoufflent pour décrocher le visa du travail. Une porte pourtant ouverte et en quête permanente de compétences. Les écoles internationales ont compris le topo. Elles s’implantent de plus en plus sur le continent. C’est d’abord pour capter les cadres en formule « formation continue ». Pour les autres cibles, « ces établissements sont de véritables passoires réservées aux enfants d’expatriés (et aux nantis locaux) dont les débouchés sont connus de tous : les multinationales et les institutions internationales implantées sur place », confie Charles Bisseni, cadre camerounais de banque, 43 ans.

Les efforts consentis sont bien réels de part et d’autre. Le mal est si profond qu’ils apparaissent insignifiants. C’est justement là que devrait s’accorder les parties prenantes. Pour apporter des solutions durables autour d’une école de développement, responsable et capable de rendre autonome l’apprenant.

À bas coût, avec un enseignement de qualité. Avec des formations techniques - complémentaires ou supplémentaires dès le secondaire et avec une implication citoyenne des entreprises. Des initiatives éducatives privées et des accords en faveur du développement durable, portés par les nouveaux héros du continent, contribuent déjà à créer un marché de compétences.

 

La rédaction

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