Je suis l’aîné d’une famille de cinq (5) enfants. Dès le primaire, j’ai été fasciné par les bandes dessinées (BD) et les dessins animés. Surtout par la célèbre BD Dragon Ball Z. Après la classe de 3e, en 2007, je passe avec succès le concours du Centre technique des arts appliqués (CTAA) dans la commune de Bingerville, une banlieue abidjanaise.
Mes débuts sont quelque peu compliqués avec mon père, pas très favorable à l’idée de voir son fils unique - et aîné de la famille - faire des études d’arts plastiques. Après plusieurs mois d’explications et de médiation (de personnes évoluant déjà dans le secteur des arts), mon père finit par baisser la garde. Je rêvais d’être dessinateur de bandes dessinées et réalisateur en dessin animé.
DU
MONDE DES MANGAS À CELUI DU DESIGN
Plus
j’avance dans la formation, je découvre le design. J’en tombe amoureux. Au
cours d’une séance de travail, je réussis à dessiner cent (100) chaises en deux
(2) heures. Je me fais alors remarquer par mon professeur de design mobilier.
Le monde d’ailleurs très étendu s’ouvre à moi, avec des pionniers comme
Philippe Starck, Ora Ito et Naoto Iukasawa.
Mon BTA
(Brevet technique artistique), option Design mobilier, obtenu au Centre
technique des arts appliqués de Bingerville en 2010, en poche, je suis un programme
de TV5. À l’occasion, l’architecte et designer ivoirien Issa Diabaté présente
le cabinet Koffi & Diabaté Architectes.
Je suis
aussitôt influencé par celui-ci. Plus tard, il deviendra mon mentor.
2011.
J’intègre l’École nationale des beaux-arts d’Abidjan (ENBA). L’ENBA fait partie
de l’Insaac – Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle.
Là-bas, je découvre l’architecture d’intérieur grâce à plusieurs professeurs :
Lerro Jean-Baptiste, Kouamé Samuel, Duku Ernest et Coulibaly Tiegozie. Des
références de l’architecture d’intérieur et du design.
2013.
J’enchaîne des stages dans des cabinets. Je donne aussi des cours de dessin et
de décoration d’intérieur. J’ai du mal à joindre les deux bouts. Ma famille vit
une situation difficile, mais le contexte me motive davantage à ne pas laisser
tomber mes rêves. J’ai en mémoire le conseil de mon père : « Seul le travail
paye. C’est ton travail qui va faire de toi quelqu’un d’important dans la
société. »
LA RÉCOMPENSE D’UN TRAVAIL ACHARNÉ
En 2013, je
remporte le 3e prix du jeune talent à Abidjanow (Archibat) organisé par le
cabinet Koffi & Diabaté Architectes. Je travaille avec acharnement pour
commencer à voir les mérites de mon art. Le couronnement de toutes ces années
de formation et d’apprentissage auprès de femmes et d’hommes influents, dans le
milieu de l’architecture et du design. Des personnalités comme Ramatoulaye
Diagne, ancienne présidente de l’Ordre des architectes du Sénégal, et le
célèbre designer Ousmane Mbaye.
Mon premier
grand challenge international est le concours Abidjanow (en 2013). Je participe
à deux expositions Abidjan Revel’Art (2014 et 2015) en tant que designer.
2016. Je
participe également au recensement du patrimoine mondial de l’Unesco de la
ville historique de Grand-Bassam, avec le cabinet Koffi & Diabaté
Architectes.
MON RÊVE…
Je m’inspire
de la tradition et de la culture africaine pour mes créations. Ma source de
motivation, c’est l’Afrique. Ce continent riche en diversités culturelles. Je
me définis comme une énergie que l’Afrique et ses valeurs enclenchent.
Mon rêve,
c’est être capable, un jour, de faire ma propre exposition de design, à
Abidjan, et ressembler de célèbres architectes et designers comme le Burkinabé
Francis Kéré et le Malien Cheick Diallo.
Ce premier
grand prix international récemment gagné au Maroc, lors de l’Africa Design
Award rend cette ambition un peu plus accessible. Lauréat de la catégorie
Architecture et Design Espace Prize, j’ose rêver grand, j’ose exiger plus de moi
pour dépasser les limites des frontières ivoiriennes et imposer au monde du design
l’art africain.