« Nous accompagnons en 360° les entreprises et les personnes dans le cadre de problématiques organisationnelles, RH et managériales »


Jeune, intelligente et ambitieuse, Aniela Ve Kouakou a choisi de s’impliquer dans l’univers des ressources humaines parce que, passionnée. Interview. 


Bonjour Madame, veuillez-vous présenter.

Je suis Aniela Ve-Kouakou, 32 ans, d’origine ivoirienne. Je suis consultante en RH et en Talent Management, également, fondatrice et dirigeante du cabinet Conseil AGILOYA AFRIQUE.

A quand remonte l’initiative AGILOYA AFRIQUE?

Cette initiative remonte à l’époque où j’ai rejoint mon continent il y a quatre années de cela.

Avant de revenir en Afrique, il y avait en gestation lorsque j’étais en France, le projet de créer quelque chose, une aventure qui serait adaptée à l’environnement que j’allais retrouver. Ceci remonte à environs six années, avant de rentrer dans mon pays. Une fois en Côte d’Ivoire, j’ai intégré un Grand Groupe de la place spécialisé dans les RH. Ce projet devait refléter ce que je suis. Il s’est concrétisé, il y a un peu plus d’un an.

Décrivez-nous votre entreprise.

AGILOYA AFRIQUE est une alliance de l’agilité, qui est indispensable depuis la nuit des temps pour l’Être, afin qu’il puisse s’adapter aux différents environnements et aux challenges auxquels il est confronté. Puis, de ‘’ Oya’’ une déesse de la mythologie Yorouba (dialecte nigérian) qui incarne la force et le changement, et Afrique qui renvoie à ce continent.
AGILOYA AFRIQUE est un cabinet Conseil en management et en ressources humaines qui accompagne en 360°, les entreprises et les personnes dans le cadre managériales de problématiques qui sont à la fois d’ordre RH et organisationnels.

Votre cabinet Conseil en Management et RH accompagne en 360° les entreprises et les personnes dans le cadre de problématiques RH, organisationnelles et managériales. Comment vous y prenez-vous?

Je m’y prends en tissant un réseau car les réalités du terrain m’ont fait comprendre qu’il fallait prendre en compte certains aspects, notamment adhérer à l’environnement. Particulièrement, en Côte d’Ivoire, le réseau est très important, très puissant. Ce réseau, je l’ai donc construit en essayant de le faire de façon authentique avec des personnes qui adhèrent à un projet de valeur à partager tel que l’amour, la passion de ce que l’on fait.
Ce réseau, qu’il soit international ou local, je continue à le créer. Je l’ai commencé il y a huit ans, lorsque j’étais encore en Europe, et même depuis ma naissance parce qu’il y a aussi mes parents, leurs connaissances, mais en vérité, je le réactive ENCORE PLUS depuis mon entrée dans le monde professionnel. Ceci me sert beaucoup depuis trois ans.

Vous entendez offrir une approche sur-mesure, transversale et pluridisciplinaire. Sur quoi vous basez-vous ?

Je me base sur les compétences comportementales qui sont les réflexes, la personne que l’on est. C’est de ne pas tricher, car parfois, nous le faisons et cela nous rattrape. Principalement, les compétences comportementales et les valeurs. Les approches sur-mesure et pluridisciplinaires sont des problématiques que l’on porte en soi. Concernant le sur-mesure, il renvoie à la notion d’agilité d’esprit. C’est d’avoir une intelligence des situations, un fort intérêt de l’environnement où l’on est et un amour sans limite pour comprendre comment les choses se mettent en place. Ce sont des valeurs essentielles qu’il est important d’observer chez des collègues mais également chez des consultants partenaires. Un salarié serait agile, flexible, passionné, engagé, intègre, qui veut avoir l’amour de son continent et de son pays, parce qu’on est AGILOYA AFRIQUE. Je suis convaincue que les compétences comportementales sont transférables en compétences techniques.

Dans mon métier, gérer les hommes passe nécessairement par l’humilité, un amour sans condition des Êtres et sans jugement de ce qu’ils sont. Cela permet d’observer leur mode de fonctionnement pour voir dans quel environnement ça peut fonctionner. Tout ceci, c’est être dans l’observation et être dans une écoute active. Ces points me permettent d’apprendre à connaître mon interlocuteur, à observer ce qu’il est et à toujours m’intéresser à son histoire.
Avec les compétences comportementales, on arrive à faire beaucoup de choses telles que la formation, l’accompagnement, le coaching.

Quels sont vos critères de choix de talents ?

Pour les recrutements de mon cabinet, je choisis des personnalités en phase avec le projet, et la projection qu’elles auraient dans celui-ci. Si on fait fi d’une personnalité, il y aura des réflexes qui ne seront pas adaptés et qui font que ces personnes ne porteront pas le projet. Pour les critères de choix de talents, on parlera de l’agilité, de la force et du changement nécessaire, qui est de ne pas rester statique, être en curiosité permanente et avoir une ouverture sur le monde.
S’agissant des clients, c’est la même démarche. Le plus important est d’apprendre à connaître les clients, leurs valeurs celles de l’entreprise également. Savoir si ces valeurs sont portées par la structure, par les personnes qui la compose, et à cet effet, nous observons des non-alignements. Il faut donc pouvoir évaluer ces valeurs et intégrer des collaborateurs de talents, qui sont en phase avec celles-ci. Nous restons toujours dans l’observation des personnes, de ce qu’elles sont, de leurs réflexes, de leurs préférences comportementales.

 

Comment arrivez-vous à résoudre l’inadéquation emploi à pourvoir et l’incompétence des employés ?

Nous arrivons à le faire via des outils. Il existe des outils qui permettent de répondre à certaines problématiques, de résoudre des problèmes que l’on peut être emmené à identifier. Tout ce qui est de la technique de formation, du coaching et de l’accompagnement, pour ne citer que ces méthodologies-là, sont des outils que nous utilisons pour combler ce gap. Prenons l’exemple d’un jeune qui sort d’école et qui a un projet qui est en phase avec ce qu’il est et n’ayant aucune expérience sur le terrain, mais il faut bien qu’il commence un jour, pour développer une expertise. Cette personne a des valeurs, des compétences et a pu mettre en exergue des aptitudes via la formation, des interventions dans un milieu. Il faut donc identifier ce jeune avec ses qualités, qui permettront de voir en quoi est-ce qu’on peut le former et l’accompagner pour être rapidement opérationnel sur le terrain.
La plupart des personnes que j’ai recrutées dans mon cabinet sont des jeunes à potentiels, car c’est à ce stade que l’on est ouvert sur la vie et qu’on n’est pas encore dans un schéma de peur qui nous freine.

AGILOYA AFRIQUE est majoritairement constituée de femmes. Ceci est-il en rapport avec votre stratégie managériale et RH que vous proposez ?

Je vais vous étonner parce qu’à l’origine, ça ne l’était pas. Je crois en la citation qui dit que « le verbe est créateur ». Majoritairement oui, parce qu’il y a un homme qui compose notre équipe, qui se retrouve dans cette aventure, à mon avis, pas par hasard. Quand on s’appelle Agiloya et qu’on a « Oya » qui est une déesse Yorouba qui incarne la force et le changement, même si on ne planifie pas de recruter que des femmes, on comprend finalement que l’équipe soit majoritairement féminine. Il faut donc faire attention à comment on s’appelle, aux verbes et aux termes qu’on utilise pour se définir, parce qu’il y a nécessairement une résonnance par la suite. Je pense que c’est Oya qui nous porte et qui fait que cette équipe de braves dames et de ce garçon courageux et passionné s’est retrouvée autour de ce projet. Ces talents s’expriment et réalisent comme ils ont envie de le faire.

Que garantissez-vous à vos clients ?

De l’engagement, de l’authenticité, de la passion. J’ai créé une citation qui dit que « le travail qui carbure au talent et à la passion ». J’y crois. Parce que chaque réussite chez un client est aussi une réussite chez AGILOYA AFRIQUE. Ce projet, la vie me l’a emmené, et sans juger cette expérience, elle sera ce qu’elle devra être, car, dans l’expérience, on apprend, qu’elle soit positive ou négative. Le tout, c’est de ne pas juger et d’accueillir ce qui ce passe, car cela fait partie de la vie.
Je ne pense pas être née avec un projet d’entreprendre seule. Il y a un certain nombre de choses qui ont été mis en place et qui ont fait que ce projet a pris forme. Ce projet est aujourd’hui, parce qu’il est porté par la conviction. Il y a de place pour une entité, de mettre son 100% dans ce qu’il a à faire pour accompagner à la fois des hommes et des femmes qui composent une société.

Dites-nous, pourquoi choisir AGILOYA AFRIQUE?

AGILOYA AFRIQUE a sa place en Côte d’Ivoire comme dans d’autres pays. Cette structure est là pour accompagner la personne chez qui résonne ce projet.

Votre mot de fin ?

Mon mot de fin est gratitude à Esprit magazine pour son authenticité. La vie est magique, car c’est un magazine qui me parle depuis mon arrivée en Côte d’Ivoire par son positionnement et son projet. Si nous sommes amenés à nous rencontrer aujourd’hui, cela n’est pas le fruit du hasard donc, Gratitude.

 

Maurelle Kouakou