Pour Didier ACOUETEY, le temps des « Je sollicite votre haute bienveillance » est révolu. Le demandeur d’emploi d’aujourd’hui doit être en quelque sorte un porteur de projets. Dans cette interview, le « guetteur de compétences » africaines en livre les clés. Il s’alarme du contingent pléthorique de diplômés sans emploi, enfile sa tenue de chasseur, arbore son fusil et ses jumelles, vise en plein dans le mille et nous ramène son trophée de guerre fait d’astuces pour décrocher un emploi, de propositions contre le chômage en direction des dirigeants africains. Didier ACOUETEY parle sans concession de son panafricanisme. Et de sa spiritualité, aussi.

Par Cheick Yvhane

Didier ACOUETEY, bonjour ! Vous êtes un « chasseur de têtes » réputé. Comment résumeriez-vous votre job ?

Notre job, c’est identifier les compétences africaines et les mettre à la disposition du continent. La question du développement, c’est d’abord une question de ressources humaines. Pendant trop longtemps, l’Afrique en manquait. L’arrivée d’AfricSearch, il y a vingt (20) ans, a permis de révéler des talents. L’Afrique n’avait plus d’excuses.

Inversons quelques secondes les rôles. Pourquoi je vous choisirai, vous, comme recruteur du directeur de ma multinationale et pas un autre ?

Parce que nous sommes le premier cabinet spécialisé sur l’Afrique dirigé par des Africains, qui comprend l’environnement des candidats amenés à être des managers.

Que recherchez-vous en premier dans un CV ?

On s’attend à voir un minimum d’informations qui répondent aux besoins des entreprises…

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