Gildas N’ZOUBA, à la tribune de la vingtième édition de Business Connexion. Ce vendredi 23 novembre, dans les hauteurs d’Azalaï Hôtel Abidjan. Autour du thème « L’économie ivoirienne à l’heure de la transformation digitale ». Retour sur un rendez-vous de haut niveau.

Par Moustapha MAÏGA – @moustapha_maiga

Devant un partenaire de responsables et chefs d’entreprise, la vingtième édition de Business Connexion a permis à cet actuaire, émérite, de dresser l’état des lieux et perspectives de la transformation numérique l’économie ivoirienne. Un exercice, étayé par des exemples puisés de l’expérience à international de Gildas N’ZOUBA, suivi par des échanges directs.

LE GROUPE SUNU. Sur son positionnement en Afrique, en Côte d’Ivoire particulièrement. La compagnie de Pathé DIONE, présente dans 14 pays africains (francophones et anglophones), est leader (incontestable) du marché ivoirien, sur le segment Assurances Vie. Le digital assure une part active dans le développement de la marque. Le but à moyen terme, intégrer davantage les attentes des souscripteurs pour accroître leur satisfaction.

L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE. En Côte d’Ivoire, le speaker considère qu’elle est une opportunité. Au-delà des Tics et de la monnaie électronique (mobile money), l’économie numérique renferme un champ vaste pas encore exploité dans beaucoup de pays africains.

Comme le Gabon et le Togo, où Gildas N’ZOUBA a fait ses preuves, la Côte d’Ivoire doit œuvrer à faire en sorte que l’ensemble de son économie devienne numérique. Quelles sont les zones propices ? Autrement dit, par où commencer ? Le speaker s’accorde sur le fait qu’au-delà du concept   (tendance), il est impérieux de mettre le capital humain au cœur de la stratégie de la transformation digitale.

Du reste, le Directeur Général de SUNU Assurances Vie Côte d’Ivoire part du principe qu’il a tout de même des acquis : l’amélioration de la productivité des travailleurs et la capacité de la Côte d’Ivoire à utiliser les technologies, l’innovation.

LA TRANSFORMATION DIGITALE. Pour ce spécialiste du management des risques,  « Il est important de travailler à la maturation de l’écosystème, pour une meilleure appréhension de la transformation digitale ».

Selon l’expert, cela passe par un triangle vertueux : (1) Renforcement de la connectivité physique et virtuelle ; (2) Identification des activités porteuses pour une ouverture du marché aux investisseurs ; (3) Amélioration des compétences locales.

L’ancien Chef de projet de MERCER France se réjouit de la mise en œuvre de plateforme d’échanges et de création, telles que les FinTech. Pour Gildas N’ZOUBA, la multiplication de ces initiatives, comme dans le secteur de l’agro-industrie, de l’éducation et la santé, devraient permettre à la Côte d’Ivoire de réussir à relever les défis en  enjeux de la transformation digitale.

Il faut rappeler qu’en 2016 déjà, selon le gouvernement ivoirien, l’économie numérique générait environs 7% du pays soit 13% des recettes fiscales en Côte d’Ivoire. Ce taux pourrait atteindre 15% du PIB ivoirien en 2020, si les réformes engagées dans ce secteur stratégique se poursuivent.

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