Rencontre avec une Première Dame soucieuse de soulager les plus vulnérables. Une posture antérieure, à la vérité, à son accession au statut d’épouse de Chef d’État. Dans cette entrevue, Dominique OUATTARA revient sur les motivations de son engagement, ses principes-clés et sa philosophie en tout temps et en toute occasion. Elle parle de son enfance, de ses enfants et des enfants africains. Interview exclusive.

Par Cheick Yvhane

Votre engagement pour des causes humanitaires et sociales n’est plus à démontrer. Votre Fondation Children of Africa compte une vingtaine d’années d’actions majeures en faveur de l’assistance aux enfants en difficulté. Comment est né cet engagement ?

J’ai créé la Fondation Children of Africa en 1998, après plusieurs années d’actions humanitaires dans l’informel, menées en Côte d’Ivoire auprès des enfants de la rue. Ce sont mes proches, voyant mon engagement pour la cause des enfants, qui m’ont poussé à formaliser mon action. C’est ce que j’ai fait il y a environ 20 ans, et aujourd’hui, par le biais de la Fondation, nous œuvrons dans 11 pays d’Afrique. Ils bénéficient d’actions humanitaires et sociales en faveur des plus démunis, notamment les femmes et les enfants.

À observer votre acharnement à offrir aux enfants d’Afrique un mieux être, on aurait tendance à croire qu’il est motivé par votre vécu personnel ?

Non pas du tout. J’ai moi-même eu une enfance très heureuse et comblée avec mes frères et sœurs. C’est certainement un peu de cet amour familial et de cette affection que je souhaite pour tous les enfants, qu’ils soient démunis, orphelins ou malades.

Parlons justement de votre enfance. Étiez-vous une fillette espiègle, une enfant réservée ou une gamine hyperactive ? Lequel de ces profils vous sied le mieux ?

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