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CHANGER DE MÉTIER: échec ou réalisme ?

Ils croyaient savoir à l’avance le métier qu’ils exerçaient à la sortie de leur formation. La suite des événements a été toute autre. À ce moment-là, appréhender la reconversion s’impose.

L’objectif de ce mardi, de fin septembre, est clair : vendre le plus de produits pharmaceutiques. Tout se joue donc dans le ciblage et le timing. Pour aller au contact du maximum de clients. « Rien à avoir avec les cours de Droit que j’ai suivis à la fac et que j’ai finalement mis de côté pour me consacrer à la vente », nous confie l’ingénieur commercial.

SURPRIS OU PRÉPARÉ ?

D’un individu à l’autre, la réponse varie. À chacun ses raisons. Surtout dans cet environnement professionnel en pleine mutation où, il est de plus en plus demandé aux candidats d’avoir des compétences transversales.

Il n’est donc pas rare de voir dans le circuit, des agents changer de département. La récurrence du phénomène en a fait une action banale. Au début, « cela a suscité de vives réactions dans l’opinion, même si les réfractaires n’osaient pas l’affirmer ouvertement », nous indique le manager de 47 ans.

Combien de fois n’avons-nous pas entendu des gens dire : C’est ce job qui m’inspire... » ; ou, « Si je savais, je serais venu plus tôt à.… » ; ou encore « Je n’aurais pas pu faire cette activité si longtemps ». Que se passe-t-il dans leur tête ?

ÉCHEC

Ras le bol de tout. Vous vivez des moments difficiles, voire insurmontables en entreprise. Avec les collègues et les supérieurs. Pour des raisons fondées ou non. Vous avez l’impression de ne pas être à la bonne place. En général, « C’est parce que l’orientation de l’organisation à laquelle vous appartenez est totalement en déphasage avec votre plan de carrière, vos principes ou vos valeurs », explique le directeur de vente. L’entreprise se porte mal. Les résultats sont mauvais. Le bilan aussi et l’avenir s’obscurcit pour une partie du personnel, ou pour vous-même. Les raisons peuvent être endogènes ou exogènes. Des problèmes de santé récurrents ou graves, il vous est difficile d’être performant. À un moment, l’entreprise ne peut plus vous prendre en charge.

RÉALISME

Du jour au lendemain, sportif, enseignant ou cultivateur, vous devenez architecte, artiste, commerçant. Et vice-versa. Guidé par une flamme qui ne s’explique pas. Vie privée et vie professionnelle ne coïncident plus. Une grande partie de la carrière est au profit du professionnel. Arrive un moment où s’impose un équilibre, pour conserver les motivations intactes. « À ce moment-là, on est plus enclin à déléguer, parce qu’on veut se consacrer à soi-même et avoir plus de moments de détente », souligne le cadre de l’agence INOX PHARMA.

Marié et père de quatre enfants, cet acteur de la santé nous confie : « Dans quelques années, je pourrais me consacrer pleinement à la gestion de la collectivité ». Une réalité opportune pour Guy Roland GNACO.

Charlotte HUON