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Saveurs de fêtes

Période singulière, moment de retrouvailles. Pour faire le point, tirer le rideau et jeter les cauris de ce que sera l’année suivante. Le choix du lieu, des personnes et des activités est déterminant. Pour rester connecté(e) avec ses rêves et ses envies. Début décembre, les vents des fêtes soufflent déjà. Le chrono est en marche...

 

Vous esquissez évidement les pas du ballet imposé par la grande fiesta. Ce cocktail annuel, apportez-y votre grain de sel ou contentez-vous d’en respirer le parfum. Et peu importe la destination, vous avez embarqué – de gré ou de force - dans le train des fêtes. Autour de vous, les gens se préparent. Chacun à sa façon. Pour donner un cachet spécial au traditionnel cérémonial. C’est d’ailleurs ce qui fait que le mets final, sur la carte du menu, est autant réputé que demandé. Pour rien au monde, vous ne rateriez la bringue. Ça vaut bien le détour, avant d’entamer une nouvelle année. Juste une escale, pour ne pas se la faire raconter. Les plus chanceux ont réussi à trouver le temps et les moyens, à chaque fois, de passer aisément le cap. Dans le décor : ciel étoilé, parfum des airs et chaleur des siens. Cela marque ainsi une bougie symbolique - de plus - à l’échelle de votre vie, personnelle ou collective. Vaut mieux que dame «bonne santé» soit à vos côtés, pour accroître vos chances de participer au traditionnel et exaltant voyage. Lorsque vous jouissez de toutes vos facultés, les priorités sont ailleurs. Loin là-bas, entre messe et fête, vous savourez mots et gestes. Comme si c’était le meilleur de tout ce que vous avez déjà vécu. In fine, la destination ne vient qu’arroser ce rêve longtemps caressé. Il faut le vivre. SE PRÉPARER... Pas de recette miracle pour fixer les objectifs et pour dresser les bons plans. Course contre la montre. L’équation est posée pour vous. Et parce que tout est prioritaire, chacun y va de ses goûts et avec ses moyens. Le couturier, les boutiques, la coiffeuse... À ce rendez-vous cyclique, qui se veut inoubliable et pour casser la monotonie, vous faites des réservations longtemps avant. Le billet (de voyage), la chambre d’hôtel, la table – de dîner - du restaurant, le cadeau... C’est l’idéal pour les (jeunes) couples Saveurs de fêtes Période singulière, moment de retrouvailles. Pour faire le point, tirer le rideau et jeter les cauris de ce que sera l’année suivante. Le choix du lieu, des personnes et des activités est déterminant. Pour rester connecté(e) avec ses rêves et ses envies. Début décembre, les vents des fêtes soufflent déjà. Le chrono est en marche... Moustapha Maiga D’UNE ANNÉE À L’AUTRE Dossier esprit # n° 04 • Déc./Jan. 2017 19 sans enfants. Sinon, discrètement, vous partez à la «chasse» pour trouver ce qui sera dans vos assiettes. Du poulet, de la pintade, du poisson, du crabe, des escargots, de la viande de brousse... et, pourquoi pas, du mouton pourrait servir d’accompagnement au copieux repas qui va être servi à la famille ou aux amis. Entre distribution de cadeaux physiques, échange d’émotions et partage de valeurs, il faut faire un choix. Avoir toutes les personnes que vous aimez (et vice versa) ne gâcherait pas votre plaisir, n’estce pas ? Qu’importe la situation, la valise des fêtes est bourrée. Alors, que la fête commence ! …À LA FÊTE Bienvenue au pays des délices ! La pression sur les épaules s’est un peu amenuisée, après les nombreuses courses. Ce ne sera pas en entreprise (au boulot), comme ce fut le cas, il y a quelques années, pour certains. Mais sur les sentiers des mœurs : à la maison ou au restaurant. Entre membres de la famille ou entre ami(e)s et/ ou collègues, l’ambiance a gardé toute son authenticité. Et pourtant, ce moment de joie et de bien-être peut s’avérer oppressant. À la veille de Noël et pendant la Saint-Sylvestre, les repas - familiaux - peuvent être ennuyants. À cause des enjeux affectifs et des cadeaux. Pour satisfaire tout le monde, ce n’est pas une mince affaire. L’épineuse question de l’organisation et le risque permanent de conflit, surtout entre les enfants. Il y a ceux qui ne veulent pas ceci et ceux qui ne peuvent cela. Pour le genre (ou pour la qualité) des cadeaux, ils crient et ils pleurent. Parfois, ils boudent tout simplement toute la fête en espérant, pour les plus chanceux, avoir gain de cause. C’est un peu de tout ça qui pimente les fêtes de fin d’année. Le jour J, la fête est plus lumineuse. Pour jeter des ponts entre les cultures et promouvoir les diversités - et les spécificités - culinaires africaines, et parfois orientales et occidentales. Le matin, les grosses marmites sont posées sur le fourneau. Quand certaines femmes pilent le «foutou» ou le «foufou», d’autres battent le «placali». À côté, ce sont les céréales et les jus naturels qui priment. Plus loin, c’est le couscous (ou le lait) qui rafraîchit. Ailleurs, c’est le «tô» ou le «dokounou». Avec du riz (blanc ou gras), du «tchèp dien», des frites, de «l’alloco»... Après les repas copieux, vient, pour les enfants, le moment de la sape. En uniforme (en veste, en nœud papillon...), et avec leurs nouvelles chaussures, c’est parti pour la tournée du «Bonne année». À la queue leu leu, les gamins passent d’une maison (ou d’un quartier) à l’autre, jusque tard dans l’après-midi, pour les vœux. Certains enfants profitent de cette occasion pour faire une balade initiatique dans cette société africaine cosmopolite.