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Laure Baflan Donwahi, maire de Mayo: « L'éducation c’est la base d’une nation »

Maire, mais avant tout mère. Soucieuse de l’état de santé des populations, son combat est d’inculquer des valeurs qui passent nécessairement par l’éducation. « C’est la base d’une nation », selon Laure Baflan Donwahi, maire de la commune de Mayo.

Une mère, une femme indépendante avec une casquette politique. Une dame avec des valeurs bien ancrées. Pour Laure Donwahi, l’intégrité, l’écoute, le partage, l’empathie sont des vertus fondamentales, mais la base, insiste-t-elle, est l’éducation.

 

« Lorsqu’on a une bonne éducation dans un pays, on crée une population qui sera sensible à plusieurs thématiques. L'éducation c’est la base d’une nation. Quand on n’est pas éduquée, on part dans tous les sens ».

 

De l’éducation, peut-on dire, découle l’apprentissage, induisant le développement des facultés intellectuelles, morales et physiques. L’égalité du genre et l’autonomisation de la femme ne sont-elles pas les preuves d’une progression ? Face à ces thématiques différentes, le maire est catégorique : « L'Égalité  du genre ne doit pas être une maladie, elle fait partie de notre constitution aujourd’hui ».

 

« L’autonomisation de la femme est une obligation. Si elles ne se prennent pas en charge, qui viendrait le faire à leur place ? Ça voudrait dire que l’autonomisation et l’égalité vont de pair. Plus la femme va s’autonomiser, plus il y aura la parité. Dans la pratique, lorsque vous partez au centre de la Côte d’Ivoire, le mode de gouvernance est matriarcal. C’est donc la femme qui décide. C’est la femme elle-même, de par ces valeurs et la place qu’elle occupera qui lui octroiera le respect. Les lignes ont considérablement bougé avec la Ministre Aka Anghui et c’est notre tour de faire bouger les choses », affirme-t-elle.

 

 Une dame à la tête d’une société patriarcale

 

Dans une région dominée par le management masculin, il a fallu prendre de la hauteur et se mettre au même niveau que la population pour se faire entendre. Une stratégie qui passe obligatoirement par le respect des  chefs, la connaissance des pratiques culturelles de la région. Mais avant de réussir ce pari, Laure Donwahi s’est heurtée à l’échec.

« Au départ c’était difficile, parce que j’ai axé ma politique sur l’humain. En tant que femme, prendre les décisions devant les chefs coutumiers et de terre n’était pas facile », avoue-t-elle.   

 

Pourquoi Mayo ?

 

L’envie d’être au service de la population. Apporter de l’aide, sont spontanément des raisons pour lesquelles dame Donwahi s’est proposée pour les municipales qu’elle a, au bout de l’effort, remportées. En outre, sa volonté est de faire de cette modeste commune, une ville avec toutes les commodités et favoriser le vivre ensemble. Que Mayo compte demain comme Cocody, Soubré, entre autres.

Faire de Mayo une ville verte, sensibiliser les populations pour qu’elles apportent leur soutien à la mairie. Une ville qui permettra à tous les enfants et jeunes, d’effectuer le parcours préscolaire et scolaire.

 

Laure Baflan Donwahi, passionnée de l’environnement, a commencé sa carrière au bas de l’échelle. D’hôtesse d'accueil, elle a été directrice de magasin pendant 8 ans. Elle a acquis plusieurs expériences professionnelles avant de finalement siéger dans la politique, au service de la population.

 

 

Encadré

 

Ses rêves

 J’aimerais avoir plus d’argent pour développer ma commune. J’aimerais que la place de la femme soit plus importante. J’aimerais être  sénateur, ministre, présidente… mais pour l’instant ce n’est qu’un rêve.

J’aimerais être sénatrice, député, pour avoir un autre pouvoir de décision, afin de combler les besoins de nos populations. J’aimerais avoir un autre pouvoir décisionnel parce que je suis jeune, j’ai 48 ans, accessoirement j’aimerais avoir du temps pour moi, prendre du recul.

 

 Ses modèles

 

Mes parents, parce que j’ai reçu l'éducation d’eux. Plusieurs personnes m'inspirent par rapport à ce qu’ils font mais, mon modèle majeur ce sont mes parents, du fait de leurs comportements vis-à-vis de la société, de l'éducation que nous avons reçue.

 

 

Maurelle Kouakou