Loading...

Se loger Selon son état d’esprit

Le design, les couleurs et... l’aménagement. Pour avoir un logement original, l’accent est particulièrement mis sur ces détails. Un adage célèbre dit à ce propos que «c’est l’environnement qui fait l’homme». Et, si le logement était le résultat de notre état d’esprit ? Voici un aperçu de ces mille et une chose qui trottinent dans notre tête.

 

Dans une société émancipée comme la nôtre, le style de l’habitat est important, surtout lorsqu’il s’agit d’être ou de bien paraître. Et même si ce n’est pas cela le principal objectif, un logement doit être à la hauteur des espérances et des ambitions de l’acquéreur. Rechercher, visiter, comparer, valider, louer, acheter, relooker... Que n’a-t-on pas vu et entendu sur ces histoires de logement ? Toutes aussi impressionnantes les unes que les autres : Des «incroyables mais vrai !» (sic). Pour vivre dans une maison, il faut d’abord «la sentir». L’identité sociale se définirait à partir des choix que l’on fait. La culture et la personnalité y passeraient. L’image aussi. Cela nécessite donc d’avoir la tête sur les épaules. Parce que, ce qui plaît aux uns peut ne pas plaire aux autres. L’inverse serait le pire. Une telle diversité d’opinions ne fait qu’ouvrir notre esprit et élargir notre horizon. Autant le souligner ici, les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Se loger, c’est un exercice éparpillé et ignoré pour la plupart des gens, jusqu’au jour où un problème se pose. Eh bien ! Qu’importe son feeling, monsieur tout le monde veut - et peut - se loger, mieux et bien. RÊVER LE CONFORT Ne dit-on pas que le bonheur réside dans les «choses simples» ? Un objet, une croyance ou une expérience. Cela peut apparaître complexe et utile pour soi-même, simple et nocif pour les autres. On y va quand même. Et, bonjour les libertés, les caprices, et pourquoi pas les fantasmes et autres folies ! Ici, l’on fait volontairement place aux choses chics, chères et même extravagantes. Sur le toit d’un immeuble cinq étoiles, en bordure de mer, sur une île privée, on a la garantie d’être bien logé, en corps et en esprit. C’est tout de même le minima pour exulter. Vivre dans une ambiance luxueuse que l’on a du mal à quitter, les matins. Ces lieux exquis et privilégiés où l’on s’évade, s’inspire, se ressource, se re-jouit... Là-bas, tout - ou presque – est pensé et mesuré. Chaque pas franchi est une exaltation de la démesure, de la puissance... SE PLIER À LA MONOTONIE C’est fréquent de voir des maisons, sans vie. Vocable fort mais approprié, non pas pour ceux – et celles - qui y habitent mais à cause de leur cadre de vie statique. Là, tout y est quasi interrompu, en apparence. Malgré les rides apparues sur les visages des maîtres des lieux, rien ne change vraiment dans le décor. Et pourtant, c’est fait exprès. Eh oui ! Cette ambiance atone traduit la volonté d’une catégorie de personnes de pérenniser une richesse et des valeurs. Chez elles, le bien (le logement et son contenu), c’est comme le vin, il se bonifie avec le temps. Les objets prennent de la valeur. Un tableau généalogique accroché au mur, ce fauteuil dont on prend soin... c’est l’âme de la famille, comme le dirait l’autre. Pas question de toucher. Voilà l’histoire d’un homme fortuné aux antipodes de cette philosophie. Il modifie sa maison, au gré de ses humeurs et chaque fois qu’il revient de voyage. Le portail principal, la cuisine, la salle à manger... tout subit, sans cesse, les coups de marteau, des ouvriers parce que l’architecte du dimanche est inspiré. Instabilité ou esprit mobile ? Lorsqu’on visite ses parents, on a toujours

ce petit coin intime qui n’a pas changé et qui nous rappelle des jours inoubliables et des souvenirs mémorables. Il y a là cette sensation unique qu’il est important de conserver. C’est d’ailleurs pourquoi il faut ne pas changer pour changer. Déplacer ou remplacer la télé, le lit, le canapé... donne un nouveau souffle à l’appartement et traduit le dynamisme des propriétaires des lieux. Il est important, semble-t-il, de pouvoir marquer les esprits, en refoulant loin, bien loin, le vacarme. Sauf si l’on est un solitaire patenté, comme on en voit de plus en plus dans nos grandes villes. Se loger en groupe – en colocation ou en famille – contrairement à ce que l’on croit, pourrait être un long fleuve tranquille. Loin d’être un mythe, il existe des exceptions qui confirment la règle. On est bien loin des voisins bruyants. MON VOISINAGE... MA SÉCURITÉ L’idéal, être chez soi. Au sens propre comme au figuré. Autrement, que l’on soit locataire ou propriétaire, on est chez soi seulement et seulement si le logement qui nous accueille nous sied. Malheureusement, cela ne suffit pas. Il faut s’assurer d’avoir un voisinage conciliant. Et, cela n’est pas gagné d’avance, il faut s’attendre au pire. Les voisins, il en y a de toutes sortes : les bons, les mauvais et les truands. Avec leurs bruits assourdissants, leurs cris intempestifs, ponctués de visites inopinées, braquages à l’italienne ...tout y passe. Les «cours communes» (sic), c’est la cerise sur le gâteau. Il faut être un initié pour s’accommoder de ce style de vie. Des gens s’y plaisent, en raison, disent-elles, de la chaleur humaine, de la générosité et de la solidarité qui y règnent. Les quartiers résidentiels s’efforcent d’établir un équilibre. Plus loin, dans ces quartiers chics de nos capitales, les règles de bon voisinage imposent très souvent le silence total. Cette vie de «ni vu ni connu», quasi présente, où l’on ne connaît son voisin que lorsque des problèmes surviennent, participerait à préserver son intimité et à garantir sa sécurité. Se loger, c’est toute une philosophie, pardon, un état d’esprit.