Vous menez avec acharnement le combat de l’assainissement de l’environnement, alliant la patience de la communication et la rigidité des bulldozers. Sur une échelle de 1 à 10, combien quel est votre niveau de satisfaction ?

4 sur 10. Parce qu’il reste encore beaucoup à faire. Je constate une prise de conscience effective. La difficulté est de passer de la prise de conscience à la mise en œuvre de la recommandation et à l’action. Et l’action, malheureusement, n’est pas encore ancrée dans les habitudes de nos populations.

À vous entendre, le changement de comportement des masses est visiblement le plus gros chantier. Les nombreuses campagnes de communication dans ce sens n’y ont contribué que de façon infime. Pourquoi êtes-vous aussi optimiste, cette fois ?

Je suis optimiste cette fois parce que, d’abord on assiste à une volonté politique affichée au plus haut niveau de l’État de Côte d’Ivoire. Depuis le président de la République en passant par le vice-président, madame la Première dame, le Premier ministre et l’ensemble du gouvernement de la Côte d’Ivoire. C’est un signal très fort. Engagement actif avec la Première dame, qui s’engage effectivement et qui d’ailleurs est la marraine de ce projet de Grand Ménage.

J’ai quelques raisons d’être également optimiste parce que, cette fois, je sens l’adhésion d’importantes cibles qui sont des parties prenantes. Je veux parler des collectivités territoriales ; je veux parler de l’engagement de nos préfets de région et de département […]. Je veux parler des maires, des présidents des Conseils régionaux ; je veux également parler de toutes les cibles, des élèves des étudiants, des religieux, des chefs traditionnels […] Ce sont des signes positifs et j’ai des raisons donc d’être optimiste…

Cheick Yvhane

A lire en intégralité dans le 6ème numéro du magazine Esprit, disponible en ligne, dans les librairies, kiosques et points de ventes habituels.